à la librairie La Flibuste
Rencontre avec Didier Daeninckx
Rencontre avec Didier Daeninckx pour son nouveau roman Les maisons parachutées chez Gallimard
En 1952, à Nevers, le commissaire Philippe Orbec est chargé d’une enquête concernant trois cadavres qui viennent d’être retrouvés dans un chantier de reconstruction. Orbec, fils d’un policier qui a été injustement abattu par la Résistance, va suivre le fil de son enquête qui le mènera à Mauthausen, ou plus exactement à Redl-Zipf, une annexe du camp d’extermination. Les trois hommes, liés à des faussaires de grand talent, ont côtoyé à Redl-Zipf un commando juif très spécial, dont le travail consistait à fabriquer de faux billets américains et anglais, destinés à déstabiliser les économies alliées. Une partie de ces billets ont circulé en France après la Libération, et Orbec se demande s’ils n’ont pas été détournés par des pseudo-résistants qui ont à cette occasion amassé des fortunes et bâti de belles résidences surnommées depuis « les maisons parachutées ». Orbec découvre que son père a eu connaissance de ces malversations, raison pour laquelle on l’a abattu sous prétexte de collaboration.
Les trois déportés ont été tués en 1948 pour cette raison et pour leur découverte d’un camp situé près de Nevers où étaient regroupés des centaines de savants nazis recrutés par la France.
Le roman éclaire d’un jour singulier des opérations secrètes menées par les nazis à partir de camps de concentration et certains aspects méconnus de l’immédiate après-guerre comme le rôle des savants nazis dans la reconstruction de l’aviation, de la balistique et du nucléaire. C’est, comme toujours chez Daeninckx, très bien documenté et raconté - et en partie basé sur l’histoire de sa famille.
Didier Daeninckx est né en 1949 à Saint-Denis. De 1966 à 1982, il travaille comme imprimeur, animateur culturel, puis journaliste dans plusieurs publications. Depuis Meurtres pour mémoire, il a écrit une quarantaine de livres - dont La mort n’oublie personne, Métropolice, Zapping ou Cannibale - qui sont tous des chefs-d’œuvre, et plus récemment une bande dessinée sur Missak Manoukian à l’occasion de sa panthéonisation.